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NUTRITIONS

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A quel label bio se fier ?

A quel label bio se fier ?

A quel label bio se fier ?


 

Depuis le 1er juillet 2010, un nouveau logo européen s’affiche sur l’emballage des produits issus de l’agriculture biologique. Pour autant, notre logo national AB ne va pas disparaître. Un troisième signe devrait même faire son apparition bientôt : Bio Cohérence. Mais que signifient tous ces labels ?


 

Si le label AB domine largement les rayons alimentaires bio des magasins, il n’est pas le seul à signaler des produits issus de l’agriculture biologique. D’autres, moins connus mais plus exigeants, défendent une agriculture plus humaine, plus écologique et plus autonome face aux lobbies agro-alimentaires. Présentation des différents labels de l’agriculture bio en huit questions/réponses.

Quels sont les labels de l’agriculture biologique ?

En France, on dénombre trois labels nationaux dédiés à l’agriculture biologique : le label européen et sa déclinaison française AB, Nature & Progrès, et Bio Cohérence. A ceux-là s’ajoutent plusieurs labels régionaux ainsi que Demeter, qui est un peu à part puisqu’il certifie les productions agricoles répondant aux règles de la biodynamie. Le plus répandu des trois est le label européen.

Plus de 26.500 producteurs et presque 12.600 transformateurs, distributeurs et importateurs affichent sur leurs produits la feuille étoilée, souvent assortie du sigle AB (mais dont l’inscription n’est plus obligatoire). Il est géré par le ministère de l’Agriculture, à travers l’Agence Bio et l’Inoa, l’Institut national de l’origine et de la qualité.

Si c’est le principal, ce n’est pas le plus ancien. La mention Nature & Progrès est née en 1972, treize ans avant AB. Elle est portée par une association qui regroupe des producteurs et des consommateurs militant pour un « modèle agricole alternatif à l’agro-industrie, à même de préserver la fertilité naturelle des sols, d’assurer l’autonomie des paysans et une alimentation saine à portée de tous ».

Quant au petit dernier, Bio Cohérence, il a vu le jour en 2009, en réaction à la nouvelle réglementation du label européen qui diminuait les exigences de l’agriculture biologique, par exemple en faisant passer le taux d’OGM autorisé de 0,1 à 0,9 %. Il dépend de l’association du même nom, constituée d’associations et syndicats tels que la Fnab, la Fédération nationale d’agriculture biologique, le réseau des magasins Biocoop, etc.

Sont-ils tous aussi bio ?

Aujourd’hui, c’est un règlement européen qui définit le cahier des charges et les critères de l’agriculture biologique, laquelle consiste avant tout à ne pas utiliser de produits chimiques de synthèse. C’est la définition officielle de la « bio », et toute marchandise non certifiée par le label européen ne peut donc pas être vendue en tant que production biologique.

Mais pour les autres organismes, c’est insuffisant. « La définition officielle se limite à une dimension technique qui ne questionne ni l’industrialisation de la bio, ni ses répercussions sociales et écologiques », dénonce ainsi Nature & Progrès en préambule de sa charte.

Sur la même longueur d’ondes, Bio Cohérence milite pour « une agriculture biologique plus cohérente, dans un souci de pérennité des structures et de cohérence agronomique ». Cependant, Bio Cohérence reconnaît tous les critères de l’Agence Bio et ne labellise que des produits déjà estampillés AB, tandis que Nature & Progrès ne le demande pas à ses producteurs ou distributeurs (environ 40 % des mentions Nature & Progrès n’ont pas le label AB).

Outre des exigences écologiques supérieures à celles du règlement européen, Bio Cohérence et Nature & Progrès ont la particularité de prendre en compte les aspects sociaux : ils plaident pour une juste rémunération et un droit du travail respecté. Ils interdisent par exemple la vente en supermarchés, pour ne pas faire le jeu de l’industrialisation de l’agriculture biologique.

Quelles sont les principales différences de cahiers des charges ?

Quasiment tous les critères du label AB figurent aussi dans les cahiers des charges de Bio Cohérence et Nature & Progrès. Mais eux vont plus loin sur de nombreuses normes, notamment en ce qui concerne les OGM puisqu’ils limitent le taux à 0,1 % en cas d’intrusion accidentelle.

Ils interdisent également la mixité bio et non bio sur une même exploitation, ce que permet le label AB à condition qu’il s’agisse d’espèces ou de variétés différentes, ainsi que l’utilisation de farines de sang comme amendements pour la terre.


 

Nature & Progrès interdit aussi, entre autres, l’huile de palme, même bio, car ils estiment qu’elle n’est pas produite dans des conditions sociales et écologiques satisfaisantes. L’association encourage également l’utilisation de semences non inscrites au catalogue officiel, pour promouvoir l’autonomie des paysans face à l’industrie semencière.

Qui attribue les labels ?

Là encore, les labels présentent des divergences. AB et Bio Cohérence reposent sur le système de la certification par un tiers indépendant, le seul mode reconnu par le règlement européen. En France, il existe aujourd’hui huit organismes certificateurs pour l’agriculture biologique : Ecocert, Qualité France, Agrocert, Certipaq Bio, Certisud, Certis, Qualisud et Bureau Alpes Contrôle. Ce sont eux qui délivrent les labels après avoir vérifié que la production, la transformation ou la commercialisation répond bien au cahier des charges de l’agriculture biologique.

Ils sont rémunérés par le demandeur du label, à qui ils doivent rendre visite au minimum une fois par an. Ce contrôle annuel se fait sur rendez-vous, et porte essentiellement sur une vérification des documents administratifs : factures des semences, des aliments, des engrais, des produits phytosanitaires, etc. Si le contrôleur a un doute, il peut parfois procéder à un contrôle inopiné, voire effectuer des prélèvements pour analyse. Mais ces derniers, coûteux, sont assez rares.

De son côté, Nature & Progrès a opté pour un « Système participatif de garantie » (SPG) qui implique les producteurs et les consommateurs dans la labellisation. Cette pratique, qui existe dans d’autres pays et est reconnue par certains organismes internationaux (IFOAM, FAO) ne l’est pourtant pas à l’échelle européenne.

Chaque année, au moins deux adhérents de Nature & Progrès (un consommateur et un producteur) rendent visite aux agriculteurs du réseau. Ils contrôlent que le travail est fait selon la charte de l’association mais surtout, ils échangent sur les pratiques de production et les conditions de travail afin de faire progresser tous les membres de l’association.

Qui contrôle les certificateurs ?

Les huit organismes certificateurs sont accrédités par le Cofrac, le Comité français d’accréditation, et agréés par l’Inao. S’il se veut indépendant, le Cofrac est pourtant sujet aux conflits d’intérêts puisque William Vidal, président d’Ecocert (qui détient 70 % du marché de la certification bio), siège au Conseil d’administration du Cofrac.

Donnent-ils tous le droit aux aides de l’agriculture bio ?

Seul le label AB étant reconnu par l’Europe, les autres ne donnent pas droit aux aides de la PAC pour la conversion et le maintien en agriculture biologique, ni au crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique (d’un montant de 2.500 € en 2014).

Quel est l’intérêt pour un professionnel d’adhérer à un autre label que AB ?

Bien qu’ils ne donnent pas droit à des aides, ni même à la mention « biologique » sur leurs produits, des labels comme Demeter ou Nature & Progrès intéressent les agriculteurs et les transformateurs (530 pour le premier et 840 pour le second).

Geoffroy Raout, coordinateur interne chez Nature & Progrès, explique cet engouement par le fait que « c’est l’envie d’afficher une marque de garantie et de s’identifier à un courant commercial qui correspondent vraiment à leurs pratiques ». Bio Cohérence compte aujourd’hui 300 producteurs adhérents.

8 labels et logos bio à connaître et à reconnaitre

 

Petit tour d’horizon avec les 10 plus importants logos et labels bio que vous rencontrerez en faisant vos courses

De nombreux labels et logos biologiques existent, et tous n’ont pas la même signification.

Les labels et logos ont pour but de distinguer des produits respectant des normes de production et de distribution spécifiques, et d’aider les consommateurs à les repérer distinctement.

Nous sommes aujourd’hui entourés au quotidien de nombreux logos, d’appelations, et de sigles, et cela dans tous les domaines.

L’industrie alimentaire biologiques ne dérogent pas à la règle.
Voici donc un petit tour d’horizon avec les 10 plus importants que vous rencontrerez en faisant vos courses. Vous verrez qu’ils n’ont pas tous la même signification et ne se référent pas aux mêmes normes de production biologique.

1 – Le label et logo bio  AB

Le label AB est le label le plus connu, et le plus répandu en France.
AB est la propriété exclusive du ministère français de l’agriculture qui en définit les règles d’usage.
La marque AB garantit au consommateur :
un aliment composé d’au moins 95% d’ingrédients issus de production biologique, et dont les pratiques d’élevage et agronomiques respectent le bien-être animal et l’environnement.

> http://agriculture.gouv.fr/l-agriculture-biologique

2 – Agriculture Biologique, le label européen pour l’agriculture bio

Il s’agit du label européen d’harmonisation des labels bio gérés par les différents pays de l’union. Pratique donc, si vous voyagez en Europe et que vous souhaitez acheter des aliments ou boissons biologiques. Il complètent l’étiquetage de ces produits de manière obligatoire depuis le 1er Juillet 2010.

Ainsi, ce label bio de l’Union européenne vous garantie :

  • au moins 95% des ingrédients du produit sont issus de la production biologique.

  • le produit provient directement du producteur ou du préparateur dans un emballage scellé.

  • le produit porte le nom du producteur, du préparateur ou du distributeur et le nom ou le code de l’organisme d’inspection.

> http://ec.europa.eu/agriculture/organic/home_fr

3 – Le label Bio Cohérence

Ce label est bien plus exigeant que les deux précédents. Bio Cohérence, label français, créé par la Fnab, Biocoop, et Biomonde, garantira au consommateur que le producteur respecte, en plus des normes et réglementations européennes, de nombreuses règles supplémentaires :

  • Strictement aucun OGM dans le produit (alors que les labels européen et AB tolèrent jusqu’à 0,9% d’OGM par ingrédient),

  • La ferme de provenance du produit devra être 100% bio dans tous les secteurs de production,

  • L’alimentation animale est  100% bio, et provenant en grande majorité de la ferme d’origine,

  • Le produit fini sera composé d’ingrédients 100% bio. (contre 95% pour les labels bio européen et AB),

  • Limitation maximum des antibiotiques, antiparasitaires dans la production agronomique et bovine

> http://www.biocoherence.fr/

4 – Le label Bio Équitable

La marque et label BIO EQUITABLE, garantie à la fois une agriculture biologique et le respect des règles du commerce équitable . Elle est ainsi la marque pour les entreprises en partenariat avec des producteurs des pays émergents ou en voie de développement.

La démarche Bio Equitable garantie aux producteurs une juste rémunération de leur production et au consommateur un produit respectant les règles de l’agriculture biologique.

> http://www.biopartenaire.com/

5 – Mr Goodfish

Il s’agit d’une campagne de sensibilisation aux ressources limitées de la mer. Lancée par le Réseau Océan Mondial, elle  a pour but de promouvoir une consommation durable des produits marins.
Mr. Goodfish propose sur son site internet une liste de produits qui tient compte de la saison, et des stocks de produits de la mer non fragilisés. Il permet de choisir son poisson dans une démarche de développement durable.

> http://www.mrgoodfish.fr/fr/index.html

6 – MSC, Marine Stewardship Council

Le MSC « Marine Stewardship Council » un écosociolabel, label écologique et social, volontaire, qui garantit et certifie au consommateur que les produits de la mer et de la pêche portant ce label, n’ont pas affecté, ou surexploité les ressources naturelles. Il garantie également que de nombreuses précautions ont été prises afin de réduire au maximum les pollutions générées (transport et transformation eventuelle du produit).

> http://www.msc.org/fr

7 – Nature & Progrès

Fondé en 1964, Nature et Progrès est un label plus exigeant que le label AB ou européen.Elle  a en plus de proposer une agriculture biologique, l’objectif d’ un projet d’une société humaniste, écologique et alternative, basée sur des relations de convivialité et de proximité entre les hommes et leur milieu.

> http://www.natureetprogres.org/

8 – Rapunzel / Raiponc Hand in Hand fairtrade

Rapunzel (Société Raiponce en France), fait du bio avec amour.
Depuis plus de 30 ans Rapunzel produit, diffuse et propage l’agriculture et alimentation bio. La production Rapunzel respectent  des normes strictes, notamment celles de l’agriculture biodynamique ainsi que  le label Demeter pour beaucoup de ses produits.


 

http://www.rapunzel.fr/

A quel label bio se fier ?
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